Piano Piano

Posted By Francois El Bacha / septembre, 19, 2011 / 0 comments
Trio Tord Gustavson, le final. Leica M9, Summicron 50 mm. © Francois el Bacha. Tous droits réservés.

Trio Tord Gustavson, le final. Leica M9, Summicron 50 mm. © Francois el Bacha. Tous droits réservés.

La nouvelle saison des concerts commence avec Liban Jazz, qui a invité pour l’occasion le scandinave Trio Tord Gustavsen, récipiendaire du Grammy Award Norvégien toutes catégories confondues en 2010, au Music Hall ce dimanche. Peut-être est-ce là le résultat de la concurrence annoncée du nouveau festival Beirut Jazz Festival ou le fait que la saison des concerts d’été aujourd’hui achevée mais riche en son rock, pop et autres avec entre autre, Moby ou Scorpions à Byblos, voir même la richesse des artistes amenés aux festivals de Beiteddine avec notamment Ibrahim Maalfouf, neveu de l’écrivain célèbre ou du Louis Hayes et le Cannonball Legacy Band au festival de Baalbeck mais de nombreuses places restaient encore disponibles avant l’entrée en matière des artistes sur scène et comme en témoignent les quelques places laissées libres aux premières rangées même de l’évènement. Certaines conversations, dont celles des dadames du 2ème rang, indiquent même que certains spectateurs étaient venus sans même savoir de qui il s’agit,  » chou qu’est ce qu’on regarde ce soir », dira la première, « il est mignon », poursuivra la deuxième avant que la 3ème ne conclu sur un « ah les hommes, ils sont dangereux », allant même jusqu’à préciser qu’elle n’avait pas eu l’occasion de laver ses cheveux en dépit d’une tenue de soirée, mode drague certainement à la sortie des coulisses… Cela tombe bien, elles étaient 3, tout comme les artistes sur scène!

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Shooooooooooooglenifty

Posted By Francois El Bacha / mai, 17, 2011 / 0 comments

Reel Festival, Shooglenifty @ Music Hall, Beyrouth, Liban. 15/05/2005. © Francois el Bacha. Tous droits réservés

Reel Festival, Shooglenifty @ Music Hall, Beyrouth, Liban. 15/05/2005. © Francois el Bacha. Tous droits réservés

Shooglenifty dans l’antre des Nuits folles Beyrouthines, le bien connu et renommé Music Hall. Il s’agissait de conclure de manière grandiose le fameux Reel Festival qui s’est déplacé pour l’occasion au Liban et qui devait également se produire en Syrie, chose perdue en raison des évènements actuels. (Lire la suite…)


Silencio mi Amigo vu par Lui

Posted By Francois El Bacha / avril, 28, 2011 / 0 comments
L'accordéoniste Juan Luis Betancor

L'accordéoniste Juan Luis Betancor au Music Hall, Liban. 27/04/2011. Leica M9, Télé Elmar 135 mm

Sorti des bas-fonds de Buenos Aires, le Tango était, disait-on au siècle dernier, une danse de voyous, raison pour laquelle, mon grand-père maternel qu’on disait bon danseur – ils avaient en fait peu de loisir dans le bassin minier et le tango en faisait parti – n’avait jamais transmis les fameux pas à ma mère.

Pourquoi évoquer cela? De danse de voyous, le tango fait désormais preuve de noblesse avec notamment hier, la performance de Silencio Tango Orchestra au Music Hall. Nous avons été charmés par les prouesses des danseuses – et spécialement subjugués par le charme de la danseuse étoile dans sa robe rouge hmmmm sans plus de commentaires -, il semblerait que Marie Josée l’ait moins apprécié, se contentant des prouesses techniques de cette dernière – et de son partenaire ainsi que par toutes les danseuses et les  danseurs.

Nous avons ressenti toute l’émotion des deux musiciens issus de la diaspora libanaise en Argentine, dont le leader Roger Hélou, venus pour la première fois dans le pays d’origine de leurs parents. Ces émotions, nous les avons encore une fois, ressenties et partagées avec toute la fierté véhiculée par le tango, danse machiste, certes, les hommes croient mener la danse comme le veut l’adage, mais trompeuse, les femmes, elles en retour, savent charmer leur partenaire et nous spectateurs.

Le Tango respire au rythme de l’accordéon magistralement exécuté par Juan Luis Betancor, venu d’Uruguay, l’autre pays du Tango. A ses notes, s’ajoute donc la Vie, le Cœur qui bat par les pas de danse exécutés. Le piano joué par Roger Hélou, la contre-basse et le violoncelle enrichissent le tout, il s’agit désormais d’un être vivant, composé d’autant d’organes, à l’audition et presque au toucher du regard de velours,  quand on est au premier rang,  mais également l’odorat : on sent les danseurs, on sent cette passion et la vision enchanteresse.

Le Tango devient donc style de vie à part entière, avec ses passions, son amour transmis dans un contact charnel, ses quelques peines exprimées au détour de gestes brusques, et de la compassion via le regard, intense de ses protagonistes de la vie.

Le seul regret qu’on ait pu avoir est d’avoir eu à profiter, bien malgré nous d’ailleurs, de la conversation de nos chers voisins, même si on était assis au premier rang. Le défilé de toute une vie depuis la dernière rencontre à raconter, ces dadammes, imaginez-vous donc! Une véritable télénovela digne des meilleures mégères d’Ashrafieh à la sauce musicale Argentine en fin de compte, amenant même le pianiste et dirigeant du groupe à faire remarquer la banderole posée au dessus de la scène – Silencio – afin de réclamer le silence à juste titre. Chose peut-être perdue, la discipline, l’émerveillement du spectacle, ce n’est pas cher donné juste pour « se faire voir » au sens très péjoratif et non celui du libanisme, au premier rang duquel ces dadames bien commères placent la barre bien haut.

L'accordéoniste Jose-Luis Betancor (Uruguay) au Music Hall, Beyrouth, Liban. 27 Avril 2011. Leica M9, Télé Elmar 135 mm

L'accordéoniste Jose-Luis Betancor (Uruguay) au Music Hall, Beyrouth, Liban. 27 Avril 2011. Leica M9, Télé Elmar 135 mm

Vous pouvez découvrir les dates des prochaines prestations de Silencio Tango Orchestra .


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