Archives pour la catégorie tourisme

gouffre de Balaa, Laqlouq, Liban

Le Gouffre de Balaa

Le gouffre de Balaa ou gouffre des 3 ponts est situé  aux environs de Laqlouq, plus précisément à proximité du lieu dit Chattine au Nord Liban, dans le Caza de Batroun. On trouvera son accès via une petite route mal carrossée après la nouvelle église de Mar Sarkis si on vient de Tannourine.

Il faut aussi faire attention de ne pas s’écarter du sentier d’accès balisé tout juste équipé par un système d’éclairage « high tech » de plaque solaire. En effet, certains recoins marqués par la présence des barbelés signalent  de possibles mines datant de la guerre civile, une milice locale ayant eu « la bonne idée » de les disperser à proximité de leur caserne située à proximité et actuellement occupée par l’Armée Libanaise. Picnic interdit donc en dehors du périmètre du Gouffre lui-même. Le site se trouve sur le tracés de la voie romaine qui reliait Baalbeck à Douma et au delà à Beyrouth.

gouffre de Balaa, Laqlouq, LibanAu niveau du gouffre en lui-même, il faut pense à être équipé de bonnes chaussures, les pierres sont en effet bien glissantes

gouffre de Balaa, Laqlouq, LibanCe gouffre naturel, unique et exceptionnel par sa constitution en 3 arches, se serait formé au Jurassique Supérieur soit il y a 160 millions d’années et fait 258 mètres de profondeur pour 260 mètres de large avec une sorte de lac ou rivière souterraine qui prend sa source à ce niveau et est dit des 3 ponts en raison de la présence de 2 ponts naturels superposés à 100 mètres d’écart au niveau du gouffre lui-même.

gouffre de Balaa, Laqlouq, LibanLe 3ème pont serait la cavité supérieure par laquelle s’écoule une cascade en hivers et au printemps. L’eau de ce gouffre jaillit après 6 km de distance dans la localité de  Mgharet al-Ghaouaghir, près de Kfar Hilda.

gouffre de Balaa, Laqlouq, LibanSelon une légende locale, les dépouilles de soldats ottomans auraient été jeté au fond de ce dernier lors du conflit de la Première Guerre Mondiale. Cependant, les spéléologues n’ont découvert aucune dépouille lors de leur exploration.

Notons que le gouffre appartient à la réserve écologique de Tanourrine et passage, nous pouvons admirer la faune et la flore locale, cèdres au loin, caméléons de passage et même chants d’oiseaux, ce qui relativement rare au Liban même en raison d’une malheureuse culture de la chasse au détriment du respect de la nature.

Francois El Bacha

Esprit libre, politiquement incorrect, Francois el Bacha est né le 10 février 1977 et a vécu entre la France et le Liban au grès des évènements. De retour depuis 1997 au Pays des Cèdres ou il réside désormais, détenteur d'un BS en économie et d'un MBA.

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Le Trablous

Visite guidée du Trablous, fleuron de la marine libanaise, don des Etats Unis, exceptionnellement ouvert à l’occasion du Beirut Boat 2014 qui s’est déroulé le mois dernier au premier bassin du Port de Beyrouth.

Le Trablous fait 43mètres de long, déplace 265 tonnes à une vitesse maximale de 34 noeuds et compte 2 mitrailleuses de calibre 50 cal en attendant un canon de 20 mm qui devrait être prochainement installé. Sa particularité tient dans son mode de propulsion puisqu’il et équipé de 2 d’hydrojets en lieu et place des turbines traditionnelles. Il s’agit donc d’une première.

Ses principales missions consistent en la lutte contre la contrebande, la sécurisation de la zone économique libanaise et à aider les autorités libanaises dans différentes missions en mer.

A cette occasion, le capitaine de ce navire nous a invité à son bord et nous a fait visiter les parties normalement inaccessibles au public et notamment la fameuse salle des machines.

Beyrouth-1845Tout d’abord, la salle de commandement est entièrement numérisée comme on peut le voir sur la photographie sus-jacente avec un contrôle en temps réel de toutes les fonctionnalités du navire qui a une structure hors eau en aluminium, alors que le tirant d’eau est lui en fibre carbone, une première dans la marine libanaise.

Beyrouth-1846Les cartes sont également numérisées et on peut voir ici la zone disputée entre le Liban et Israël et son prolongement ainsi que les zones d’interdictions. Il s’agit du petit triangle et de ses prolongements au niveau de la ligne bleu.

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L’accueil chaleureux du capitaine qui nous a conduit dans la salle des machines, ici des générateurs électriques puis dans la salle des hydrojets.

Beyrouth-1879Au menu du navire également, une sortie dans le bassin du port réservée aux plus jeunes, à bord du zodiac du Trablous afin d’illustrer la mission primaire du navire.

Voir la galerie:

Francois El Bacha

Esprit libre, politiquement incorrect, Francois el Bacha est né le 10 février 1977 et a vécu entre la France et le Liban au grès des évènements. De retour depuis 1997 au Pays des Cèdres ou il réside désormais, détenteur d'un BS en économie et d'un MBA.

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Notre Dame de Harissa

Nous avons à plusieurs reprises déjà évoqué la Basilique Grecque Catholique St Paul située à Harissa, cependant, cette localité est connue pour abriter la statue de la Vierge, 22 tonnes de bronze et recouverte de peinture blanche, plus communément appelée Notre Dame du Liban, surmontant la fameuse baie de Jounieh, région que certaines personnes iront même à appeler Marounistan historique. Cette dernière est née de l’idée en 1904 de la célébration du 50ème anniversaire de l’Immaculée Conception, proclamée par Pie IX, le 8 décembre 1854, sur proposition du  le Patriarche Maronite Elias Hoyek (1899-1931) et du délégué apostolique de l’époque au Liban, Carlos Duval,et sera achevée en mai 1908.

Le sanctuaire de la Vierge, à Harissa (Liban) avec la statue de la vierge Marie et en arrière plan, la cathédrale maronite, Notre Dame du Liban. Leica M9, Summicron 50 mm. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.
Le sanctuaire de la Vierge, à Harissa (Liban) avec la statue de la vierge Marie et en arrière plan, la cathédrale maronite, Notre Dame du Liban. Leica M9, Summicron 50 mm. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Ce monument, on a tord de l’oublier, a été offert par une bienfaitrice Française, dessinée par Durenne sur le modèle de la Vierge de Catherine Labouré et mis en place par Giot. Un chemin étroit mène à la Statue de la Vierge d’où on peut admirer le paysage de la côte libanaise depuis Aamchit au Nord, jusqu’au Sud de la Capitale Libanaise et évidemment la fameuse baie de Jounieh. A la base du piédestal de la statue de la Vierge, la chapelle originale des lieux, plus intime, ou se recueillent de nombreux pèlerins parfois occasionnels et de différentes religions et il s’agit en effet d’une halte pour des touristes notamment iraniens mais souvent des habitués de la région.

Vue sur Beyrouth depuis le sanctuaire de la Vierge, à Harissa (Liban). Notre Dame du Liban. Leica M9, Summicron 50 mm. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.
Vue sur Beyrouth depuis le sanctuaire de la Vierge, à Harissa (Liban). Notre Dame du Liban. Leica M9, Summicron 50 mm. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Les lieux sont notamment connus pour la commémoration des différentes fêtes de Marie, à commencer le mois de Mai et évidemment, le 15 août de chaque année, du fait de l’indulgence plénière accordée par le Pape Pie X en rapport avec Notre Dame de Lourde, cela expliquant que de nombreuses personnes font alors le pèlerinage à pied, parfois même depuis au delà de Beyrouth, soit sur des distances de plus de 40 km, chose assez rare, on le doit le convenir, le Libanais et la Libanaise étant plutôt habitué au confort automobile. D’autres évènements œcuméniques pour les différentes communautés chrétiennes du Liban, dont la fameuse célébration d’une messe pour les jeunes par le Pape Jean Paul II, le 10 mai 1997, s’y sont déroulées.

Derrière la Statue de la Vierge, l’Église Maronite de Harissa, au style plutôt original, ou sont célébrées les grandes fêtes religieuses de cette communauté.

La cathédrale maronite du sanctuaire de la Vierge, à Harissa (Liban). Notre Dame du Liban. Leica M9, Summicron 50 mm. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.
La cathédrale maronite du sanctuaire de la Vierge, à Harissa (Liban). Notre Dame du Liban. Leica M9, Summicron 50 mm. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

A noter que l’édifice en béton a souffert des affres du temps en raison de son architecture plutôt révolutionnaire à l’époque de sa construction dans les années 60 – 70 et le matériel de construction présentait plusieurs fractures graves faisant craindre son effondrement et nécessitant la fermeture de l’édifice religieux et sa restauration dans l’urgence, restauration terminée cette année.

Note: D’autres statues plus tardives se retrouvent sur la côte libanaise, dont celle de Maghdouché à proximité de la ville de Saïda au Sud Liban mais elles sont cependant considérées comme moi accessibles en raison de leur situation géographique et des évènements qui ont eu lieu durant la guerre civile.

Francois El Bacha

Esprit libre, politiquement incorrect, Francois el Bacha est né le 10 février 1977 et a vécu entre la France et le Liban au grès des évènements. De retour depuis 1997 au Pays des Cèdres ou il réside désormais, détenteur d'un BS en économie et d'un MBA.

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