Le Monastère Orthodoxe de Balamand

Posted By Francois El Bacha / mai, 28, 2013 / 0 comments

Vue sur Tripoli, depuis le Monastère de Balamand

A l’occasion d’un mariage d’un ami, je vous invite à découvrir le Monastère de Balamand, ancien Abbaye Cistercienne de Bellmont, fondée en 1157,  aujourd’hui un des lieux de résidence au Liban du Patriarche Orthodoxe de rite Antiochien et située sur une falaise à quelques kilomètres au Sud de la ville de Tripoli au Nord Liban, avec à ses pieds, la ville d’Enfeh et son promontoire ou était établi un important dispositif de défense du comté de Tripoli lors des Croisades.

Autel de l'Eglise Notre Dame, avec les couronnes maritales, crédit photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Autel de l’Eglise Notre Dame, avec les couronnes maritales, Leica M9, Summicron 50 mm, crédit photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Abandonné au XIIIème siècle en raison de la conquête mamelouke , il sera consacré au rite orthodoxe à partir du XVIème siècle et outre aujourd’hui son rôle de recueil auprès de cette communauté, il est également devenu lieu de mémoire avec la conservation de nombreuses icônes importantes dont celles des iconostases des 2 églises, Notre-Dame au Nord et St Georges à l’Est et également de manuscrits, qui ont été la raison première de l’installation des moines orthodoxes.

L'entrée du Monastère de Balamand, crédit photo: François el Bacha. Tous droits réservés. Visitez mon blog: http://larabio.com

L’entrée du Monastère de Balamand, Leica M9, summicron 50 mm, crédit photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Camille Enlart: ''L'abbaye cistercienne de Belmont en Syrie'' out of '' Les monuments des croisés dans le Royaume, Source: Wikipedia.

Camille Enlart:  »L’abbaye cistercienne de Belmont en Syrie », schéma reproduit de l’ouvrage  » Les monuments des croisés dans le Royaume, (cliquer pour agrandir) Source: Wikipedia.

De l’époque Cistercienne, demeure une partie du cloitre et peut-être une partie de l’Église Nord, celle de Notre Dame, ainsi que le clocher et l’un des réfectoires.

Clocher de l'Eglise Notre Dame, crédit photo: François el Bacha. Tous droits réservés. Visitez mon blog: http://larabio.com

Clocher de l’Eglise Notre Dame, Leica M9, summicron 50mm, crédit photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Une partie du cloitre cistercien, crédit photo: François el Bacha. Tous droits réservés. Visitez mon blog: http://larabio.com

Une partie du cloitre cistercien, Leica M9, Summicron 50 mm, crédit photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Partie supérieure de l'iconostase de l'Eglise Nord Notre Dame de Balamand, crédit photo: François el Bacha. Tous droits réservés. Visitez mon blog: http://larabio.com

Partie supérieure de l’iconostase de l’Eglise Nord Notre Dame de Balamand, Leica M9, Summicron 50 mm. Crédit photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

L'iconostase de l'Eglise Notre Dame à l'occasion d'un mariage. crédit photo: François el Bacha. Tous droits réservés. Visitez mon blog: http://larabio.com

L’iconostase de l’Eglise Notre Dame à l’occasion d’un mariage. Leica M9, Summicron 50 mm, crédit photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

A ces dernières s’ajoutent les constructions plus récentes à partir du XVIème siècle jusqu’à aujourd’hui, soit de l’époque orthodoxe, utilisant les mêmes que ceux d’origines, c’est à dire la même pierre et assurant donc une certaine continuité. Il y a notamment l’aile dite Alépine, ou se trouve l’Église St Georges, construite vers 1652, l’aile dite patriarcale, datant du XIXème siècle et qui servira de premier séminaire à la moitié de ce siècle et ainsi la partie dite écolière, en date du début du XXème siècle.

L'iconostase de l'Eglise St Georges, crédit photo: François el Bacha. Tous droits réservés. Visitez mon blog: http://larabio.com

L’iconostase de l’Eglise St Georges, Leica M9, Summicron 50 mm. Crédit photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Parmi les trésors de ce monastère que malheureusement nous n’avons pas pu voir, les icônes bien entendu et les manuscrits. Les icônes conservées à Balamand compteraient parmi les plus belles issues de l’école de Youssef el Mousawir, avec notamment celle dite de la « Passion de St Georges ». Quant aux manuscrits, ils dateraient pour l’essentiel du XVIIème et du XVIIIème siècles, à quelques exceptions prêts comme des manuscrits en Syriaque qui seraient eux du XIIIème siècle. Beaucoup auraient cependant disparus en raison des évènements et  notamment une partie en 1987, lors de la guerre fratricide. Certains ont été rendus.

Monastère de Balamand

Nota bene:J’adresse à l’occasion de ce billet mes plus chaleureuses félicitations à Safa et à Mazen pour leur mariage.

Pour plus d’information, le site du Monastère de Balamand.


Guns n’ Roses In Lebanon

Posted By Francois El Bacha / mars, 31, 2013 / 1 comments

Guns N’Roses au Liban, une chose que j’attendais depuis la découverte du groupe de Hard Rock à l’occasion d’un séjour aux USA en 1992 et le fait d’avoir pu assister à la première de Terminator II. Un petit regret, l’absence de Slash, parti jouer sous d’autres cieux. Ce concert intervient au Liban dans le cadre de la tournée « Chinese Democracy » entamée en 2009.

The Wanted Bishop, ouverture de Chinese Democraty, Guns and Roses. Forum de Beyrouth, Liban, 30 avril 2013. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

The Wanted Bishop, ouverture de Chinese Democracy, Guns N’Roses. Forum de Beyrouth, Liban, 30 avril 2013. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Near Surface, ouverture de Chinese Democraty, Guns and Roses. Forum de Beyrouth, Liban, 30 avril 2013. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Near Surface, ouverture de Chinese Democraty, Guns N’Roses. Forum de Beyrouth, Liban, 30 avril 2013. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

L’avant partie a été ouverte par « The Wanted Bishop » et « Near Surface », 2 groupes libanais qui méritent d’être connus. Avantage cependant à Near Surface simplement pour avoir été plus intelligible en chantant, la gestion du son donnant quelques soucis qui seront d’ailleurs confirmés par la suite.

L'entrée sur Scène de Guns and Roses pour un concert unique au Liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés. Visitez Mon Blog http://Larabio.com

L’entrée sur Scène de Guns N’Roses pour un concert unique au Liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés. Visitez Mon Blog http://Larabio.com

Est apparu ensuite aux environs de 10h10, ceux qu’on attendaient, Axel Rose et sa bande, composée notamment de Dj Ashab à la Guitare Soliste, personnage singulier sensé remplacer Robin Fink, lui-même successeur du fameux Slash, Richard Fortus, également Guitare Soliste, Ron Thal, autre guitariste, rythmique cette fois-ci, Tommy Stinson à la guitare basse, sans oublier Frank Ferrer à la batterie et Dizzy Reed et Chris Pitman aux pianos.

Dj Ashba sur la scène du Forum de Beyrouth, Guns and Roses pour un concert unique au Liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés. Visitez Mon Blog http://Larabio.com

Dj Ashba sur la scène du Forum de Beyrouth, Guns N’Roses pour un concert unique au Liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés. Visitez Mon Blog http://Larabio.com

Du groupe original donc qui a « bercé mes crises d’adolescences lointaines » avec l’album « Use your Illusion » décliné en 2 parties, il ne reste donc qu’Axel Rose, génie à la réputation quelque fois sulfureuse.

La playlist du Concert avec Vidéo de quelques extraits:

    •     Chinese Democracy

  •     Welcome To The Jungle
  •     It’s So Easy

  •     Mr. Brownstone
  •     Estranged

  •     Better
  •     Rocket Queen
  •     Richard solo

  •     Live And Let Die

  •     Used To Love Her
  •     Dizzy solo
  •     Catcher In The Rye
  •     You Could Be Mine

  •     D.J. Ashba solo

  •     Sweet Child O’ Mine

  •     Band jam (Another Brick In The Wall)
  •     November Rain

  •     Objectify (Ron on vocals)
  •     Don’t Cry
  •     Knockin’ On Heaven’s Door
  •     Band jam
  •     Nightrain
  •     – Rappel -
  •     Band jam
  •     Patience
  •     The Seeker
  •     Band jam
  •     Paradise City

Coté positif, un excellent spectacle, attendu au Liban depuis plus de 20 ans. Axel Rose demeure comme toujours une bête de scène avec une énergie insoupçonnée. Du grand spectacle quand on est à quelques mètres à peine de la scène.

Axel Rose, Guns and Roses pour un concert unique au Liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés. Visitez Mon Blog http://Larabio.com

Axel Rose, Guns N’Roses pour un concert unique au Liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés. Visitez Mon Blog http://Larabio.com

Coté négatif du Concert, comme d’habitude la vente d’alcool qui est bien qu’interdite aux mineurs, ne sert pas à grand chose. Il suffit en effet à ce qu’ils demandent à un adulte qui les accompagne de leur en acheter. Aussi, l’interdiction entrée en vigueur de la cigarette dans les lieux publics avait du mal à être respectée et il est à noter d’ailleurs que certains individus abusaient de substances illégales… Le système son avait aussi du mal à suivre pour le Golden Circle, nous avions en effet du mal à distinguer les paroles d’Axel Rose à 3 mètres de la scène, alors que le public plus en arrière de la scène déclare avoir bien entendu le concert.

A noter: Pour répondre aux appels au Boycott lancé par un groupe d’activistes anti-israélien suite à leur passage dans cet état, le guitariste du groupe, Ron Thal, nous a gratifié d’un hymne national libanais dans un style bien personnel.

Ron Thal, Guns and Roses pour un concert unique au Liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés. Visitez Mon Blog http://Larabio.com

Ron Thal, Guns N’Roses pour un concert unique au Liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés. Visitez Mon Blog http://Larabio.com

Plus de Photo dans la galerie Flickr

sans titre-93.jpgThe Wanted BishopNear SurfaceGuns N' Roses In LebanonGuns N' Roses In LebanonGuns N' Roses In Lebanon
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Guns N’Roses, un album sur Flickr.


Le tombeau d’Ahiram, Roi de Byblos

Posted By Francois El Bacha / mars, 18, 2013 / 0 comments

Une autre et bien plus connue des pièces exposées au Musée National de Beyrouth (Liban), est le sarcophage d’Ahiram, roi de Byblos au XIIIème siècle avant Jc, hommage du fils qui lui succédé à la tête de ce Royaume Phénicien. Une des particularité de cette pièce exceptionnelle est la présence sur un de ses cotés longs de la plus ancienne inscription phénicienne connue jusqu’à présent, comptant 21 des 22 caractères phéniciens et d’une autre inscription gravée sur la cuve elle-même mais qu’on ne peut remarquer actuellement en raison de l’impossibilité de voir au dessus.

Tombeau d'Ahiram« Et si un roi parmi les rois, gouverneurs parmi les gouverneurs, dresse le camp contre Gibla et déplace ce sarcophage, le sceptre de son pouvoir sera brisé, le trône de sa royauté se renversera et la paix régnera sur Gibla. Quant à lui, sa mémoire sera effacée de la bouche de l’Au-delà. »

Vous constaterez qu’il s’agit d’une malédiction écrite donc en phénicien qui servira de base ensuite à l’alphabet grec et donc à notre civilisation européenne née d’une certaine manière au Liban.

Comme déjà précédemment écrit, le sarcophage d’Ahiram a été exhumé par une équipe française en 1923 et est une des fameuses pièces restées au Musée National durant la guerre civile. Afin de le protéger car intransportable en raison de son poids, le directeur de l’institution, à l’époque Maurice Chéhab, a décidé de le faire enfermer dans un coffrage de béton et ainsi de le protéger des combats qui faisaient alors rage autour. Seul déplacement depuis, il a été envoyé en France pour l’exposition « Liban, l’Autre Rive » à l’Institut du Monde Arabe en 1998. C’était la pièce maitresse des collections exposées.

Scène de procession, tombeau d'Ahiram, découvert dans la tombe 5 de Byblos (Liban). 1300 avant JC. A noter l'inscription phénicienne la plus ancienne qu'on connaisse. Musée national, beyrouth, liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Scène de procession, tombeau d’Ahiram, découvert dans la tombe 5 de Byblos (Liban). 1300 avant JC. A noter l’inscription phénicienne la plus ancienne qu’on connaisse. Musée national, beyrouth, liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Le sarcophage en lui-même est fait de pierre calcaire comme à l’accoutumé pour les artéfacts retrouvés à Byblos et est composé d’un socle porté par 2 paires de lions de chaque coté court et de scènes de procession de part et d’autre avec des gravures de lions de chaque coté en bas en rappel aux têtes sculptées. Les scènes font penser à la fois à l’Égypte et à ses hiéroglyphes et ses lions semblent plutôt faire référence à une influence mésopotamienne.

Tombeau d'Ahiram, découvert dans la tombe 5 de Byblos (Liban). 1300 avant JC. A noter l'inscription phénicienne la plus ancienne qu'on connaisse. Musée national, beyrouth, liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Tombeau d’Ahiram, découvert dans la tombe 5 de Byblos (Liban). 1300 avant JC. A noter l’inscription phénicienne la plus ancienne qu’on connaisse. Musée national, beyrouth, liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Détail de la tête de lion du couvercle, tombeau d'Ahiram, découvert dans la tombe 5 de Byblos (Liban). 1300 avant JC. A noter l'inscription phénicienne la plus ancienne qu'on connaisse. Musée national, beyrouth, liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Détail de la tête de lion du couvercle, tombeau d’Ahiram, découvert dans la tombe 5 de Byblos (Liban). 1300 avant JC. A noter l’inscription phénicienne la plus ancienne qu’on connaisse. Musée national, beyrouth, liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Le couvercle fait figurer les bas reliefs de 2 personnages de chaque coté Ahiram, le défunt et son fils Itobal, surmonté à nouveau par une tête de lion. On remarque encore sur certains cotés et sur un lion des tâches de peinture d’origine du sarcophage qui devait donc être peint.

Photographie retravaillée informatiquement afin de faire sortir les couleurs du couvercle, Tombeau d'Ahiram, découvert dans la tombe 5 de Byblos (Liban). 1300 avant JC. A noter l'inscription phénicienne la plus ancienne qu'on connaisse. Musée national, beyrouth, liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Photographie retravaillée informatiquement afin de faire sortir les couleurs du couvercle, Tombeau d’Ahiram, découvert dans la tombe 5 de Byblos (Liban). 1300 avant JC. A noter l’inscription phénicienne la plus ancienne qu’on connaisse. Musée national, beyrouth, liban. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.