Archives pour la catégorie art et culture

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Une idée pour le weekend: Aller/retour d’Enfeh, sea, beach et culture

Vous vous souvenez peut-être d’Enfeh au Nord Liban et bien nous y sommes retournés. Il s’agit d’une localité principalement habitée par des Chrétiens Orthodoxes, située sur la côte libanaise, à 65 km de Beyrouth, la capitale et à peine à 15 km de Tripoli.

Notre Dame des Vents, Enfeh Icone à Notre Dame aux VentsTout d’abord notre pause spirituelle. Après être arrivé au niveau d’Enfeh, suivre la sortie pour les cimetières au bord de la mer. C’est à ce niveau précis qu’on découvrira Notre Dames des Vents, qui serait selon les dires, la plus ancienne chapelle-Eglise du Liban. Restaurée assez récemment, on devine encore à ses murs des fresques médiévales qui sont cependant trop dégradées pour en deviner l’exact sujet.

Site archéologique du promontoire d'Enfeh
Site archéologique du promontoire d’Enfeh
Site archéologique du promontoire d'Enfeh
Site archéologique du promontoire d’Enfeh
Site archéologique du promontoire d'Enfeh
Site archéologique du promontoire d’Enfeh
Site archéologique du promontoire d'Enfeh
Site archéologique du promontoire d’Enfeh
Site archéologique du promontoire d'Enfeh
Site archéologique du promontoire d’Enfeh
Site archéologique du promontoire d'Enfeh
Site archéologique du promontoire d’Enfeh

Site archéologique du promontoire d'Enfeh Site archéologique du promontoire d'EnfehNous pouvons passer à notre pause culturelle. Enfeh, ou Naufin du temps des croisades, était l’une des principales villes et l’un des principaux ports francs de la région. La ville fondée déjà du temps des phéniciens, en 3000 avant Jc, était alors construite sur le promontoire d’un demi kilomètre, protégée par le Château dont on verra les quelques ruines.

Il existerait même des ruines pré-phéniciennes selon certaines sources.

Les Arabes le raseront lors de la prise de la ville en 1289 qui était alors l’un des derniers territoires croisés. Des fouilles sont entreprises actuellement par l’Université de Balamand en coopération notamment avec Anis Chaaya de l’Université Libanaise pour ce qui concerne le Château en lui-même.

Once upon a Time, there was a sea adventure Going back Home The observer MélancolieEt enfin notre pause Plage. La petite station balnéaire est publique, elle a des airs qui rappellent un peu ce qu’on peut retrouver en Grèce avec des murs blancs, des gens accueillants et hospitaliers qui n’hésitent pas à vous saluer, ce qui est loin du snobisme devenu habituel et quasi maladif de certaines plages de Byblos ou d’ailleurs. Cette simplicité reste à souligner et espérons qu’elle aura toujours cours.

A good time next to the sea A good time next to the sea: Tabouleh A good time next to the sea: Mtabal A chacun son livre Once upon a Time, there was a sea adventureSi vous vous dirigez à droite, vous trouverez un petit restaurant sympa, ou vous pourrez descendre en mer, nager dans une eau bleu, lire les livres que vous avez ramenez avant de vous douchez ensuite et de déguster des poissons tout juste pêchés devant vous.

A voir à proximité en dehors des circuits habituels, Bziza après Amioun ou se trouve un temple romain qu’on verra prochainement et les monastères de Deir el Nourieh sur lequel on reviendra également et de Balamand qu’on a déjà vu ici même.

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Francois El Bacha

Esprit libre, politiquement incorrect, Francois el Bacha est né le 10 février 1977 et a vécu entre la France et le Liban au grès des évènements. De retour depuis 1997 au Pays des Cèdres ou il réside désormais, détenteur d'un BS en économie et d'un MBA.

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Beirut by Night, Place Samir Kassir

Beyrouth fête la Musique

Beyrouth a fêté la musique ce samedi 21 juin et en grande pompe au centre-ville de Beyrouth. Il y en avait pour tous les gouts, la communion se faisait donc pour tous les âges et toutes les tendances musicales.

Camille et Lory à la Fête de la Musique Camille et Lory à la Fête de la Musique Camille et Lory à la Fête de la MusiqueNous avons d’abord eu la chance d’assister au spectacle de Camille et Lory, aux Souks de Beyrouth, 2 jeunes filles qui nous ont donné leur version acoustique avec notamment la reprise de « Help » des Beatles, comme on peut le voir sur la vidéo postée en dessous.

Fête de la Musique, l'Ambassadeur de France, Patrice Paoli, surPlace Samir Kassir, il s’agissait de l’Ambassadeur de France, Patrice Paoli, lui-même (sur la droite) qui était sur scène avec son groupe. Ambiance rock avec des classiques notamment des années 60.

Place des Martyrs, PinDoll qu’on avait déjà pu voir en ouverture du concert des RedHotChiliPeppers à Beyrouth nous faisait l’honneur de (re)faire découvrir son style plutôt bien marqué à un public (restreint) de connaisseur.

Fête de la Musique: Safar sur la scène des Thermes RomainsEt pour terminer, ambiance plus cozy place des Thermes romains avec le jazz de Safar

Francois El Bacha

Esprit libre, politiquement incorrect, Francois el Bacha est né le 10 février 1977 et a vécu entre la France et le Liban au grès des évènements. De retour depuis 1997 au Pays des Cèdres ou il réside désormais, détenteur d'un BS en économie et d'un MBA.

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Notre Dame de Harissa

Nous avons à plusieurs reprises déjà évoqué la Basilique Grecque Catholique St Paul située à Harissa, cependant, cette localité est connue pour abriter la statue de la Vierge, 22 tonnes de bronze et recouverte de peinture blanche, plus communément appelée Notre Dame du Liban, surmontant la fameuse baie de Jounieh, région que certaines personnes iront même à appeler Marounistan historique. Cette dernière est née de l’idée en 1904 de la célébration du 50ème anniversaire de l’Immaculée Conception, proclamée par Pie IX, le 8 décembre 1854, sur proposition du  le Patriarche Maronite Elias Hoyek (1899-1931) et du délégué apostolique de l’époque au Liban, Carlos Duval,et sera achevée en mai 1908.

Le sanctuaire de la Vierge, à Harissa (Liban) avec la statue de la vierge Marie et en arrière plan, la cathédrale maronite, Notre Dame du Liban. Leica M9, Summicron 50 mm. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.
Le sanctuaire de la Vierge, à Harissa (Liban) avec la statue de la vierge Marie et en arrière plan, la cathédrale maronite, Notre Dame du Liban. Leica M9, Summicron 50 mm. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Ce monument, on a tord de l’oublier, a été offert par une bienfaitrice Française, dessinée par Durenne sur le modèle de la Vierge de Catherine Labouré et mis en place par Giot. Un chemin étroit mène à la Statue de la Vierge d’où on peut admirer le paysage de la côte libanaise depuis Aamchit au Nord, jusqu’au Sud de la Capitale Libanaise et évidemment la fameuse baie de Jounieh. A la base du piédestal de la statue de la Vierge, la chapelle originale des lieux, plus intime, ou se recueillent de nombreux pèlerins parfois occasionnels et de différentes religions et il s’agit en effet d’une halte pour des touristes notamment iraniens mais souvent des habitués de la région.

Vue sur Beyrouth depuis le sanctuaire de la Vierge, à Harissa (Liban). Notre Dame du Liban. Leica M9, Summicron 50 mm. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.
Vue sur Beyrouth depuis le sanctuaire de la Vierge, à Harissa (Liban). Notre Dame du Liban. Leica M9, Summicron 50 mm. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

Les lieux sont notamment connus pour la commémoration des différentes fêtes de Marie, à commencer le mois de Mai et évidemment, le 15 août de chaque année, du fait de l’indulgence plénière accordée par le Pape Pie X en rapport avec Notre Dame de Lourde, cela expliquant que de nombreuses personnes font alors le pèlerinage à pied, parfois même depuis au delà de Beyrouth, soit sur des distances de plus de 40 km, chose assez rare, on le doit le convenir, le Libanais et la Libanaise étant plutôt habitué au confort automobile. D’autres évènements œcuméniques pour les différentes communautés chrétiennes du Liban, dont la fameuse célébration d’une messe pour les jeunes par le Pape Jean Paul II, le 10 mai 1997, s’y sont déroulées.

Derrière la Statue de la Vierge, l’Église Maronite de Harissa, au style plutôt original, ou sont célébrées les grandes fêtes religieuses de cette communauté.

La cathédrale maronite du sanctuaire de la Vierge, à Harissa (Liban). Notre Dame du Liban. Leica M9, Summicron 50 mm. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.
La cathédrale maronite du sanctuaire de la Vierge, à Harissa (Liban). Notre Dame du Liban. Leica M9, Summicron 50 mm. Crédit Photo: François el Bacha. Tous droits réservés.

A noter que l’édifice en béton a souffert des affres du temps en raison de son architecture plutôt révolutionnaire à l’époque de sa construction dans les années 60 – 70 et le matériel de construction présentait plusieurs fractures graves faisant craindre son effondrement et nécessitant la fermeture de l’édifice religieux et sa restauration dans l’urgence, restauration terminée cette année.

Note: D’autres statues plus tardives se retrouvent sur la côte libanaise, dont celle de Maghdouché à proximité de la ville de Saïda au Sud Liban mais elles sont cependant considérées comme moi accessibles en raison de leur situation géographique et des évènements qui ont eu lieu durant la guerre civile.

Francois El Bacha

Esprit libre, politiquement incorrect, Francois el Bacha est né le 10 février 1977 et a vécu entre la France et le Liban au grès des évènements. De retour depuis 1997 au Pays des Cèdres ou il réside désormais, détenteur d'un BS en économie et d'un MBA.

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