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PF Chang’s

Nouveau venu dans l’Univers culinaire libanais, et dans un endroit inattendu, le restaurant chinois PF Chang’s, ouvert il y a 10 jours à peine au dernier étage du centre commercial ABC. On pourrait s’attendre à voir notre repas accompagné de musique « zen », la chose n’est pas présente, la musique commerciale de l’ABC faisant plutôt office d’arrière-fond sonore. Le personnel – composé de jeunes étudiants – est avenant, serviable, ce qui change des coutumes habituelles, tout en étant pas trop professionnel, puisque estudiantin, cette critique est à faire en général au Liban, il y a là rien de nouveau.

Au menu de l’établissement, certes on a de nombreux plats de nom d’origine chinoise mais mélangés à ceux d’une cuisine plus internationale, les amateurs penseraient à ce moment-là que le concept de cuisine de cette partie de l’Orient n’a pas été appliqué jusqu’au bout. Ce compromis a dû être fait par les propriétaires afin de contenter la clientèle qui ne connait pas cette cuisine afin de « rassembler au centre » comme on pourrait dire en période électorale française ». Je ne suis pas certain qu’il s’agisse d’une bonne stratégie, la clientèle venant avant tout pour découvrir des nouveautés et non pour manger « pareil » partout, du moins est-ce là notre cas.

Deuxième déconvenue, Marie Josée et moi-même désirions des dumplings aux crevettes, introuvable en cuisine à ce qu’on nous a dit, nous avons malheureusement dû nous rabattre sur des rouleaux de printemps, Messieurs, Mesdames, il faut savoir renouveler les stocks de marchandise. 

Marie Josée devant nos 2 plats. Photo - Iphone
Marie Josée devant nos 2 plats. Photo - Iphone

En ce qui concerne le plat principal, Marie Josée a pris une viande de poulet qu’elle a trouvé bonne et je me suis accordé avec « un Mongolian beef » qui aurait dû être accompagné de riz brun. Je suis un peu surpris par mon Mongolian beef, me rappelant plutôt un plat sous une autre dénomination, celui d’une viande caramélisée accompagnée par des végétaux, dans le cas présent, des oignons verts.

Mon Mongolian Beef
Mon Mongolian Beef

A ce que je sache également, les plats faits en Mongolie utilisent généralement du Yaourt, ingrédient clé absent ici. Le soucis d’authenticité n’est pas présent. mais, rendons à Césars ce qui appartient à Césars, malgré cette surprise, la viande était bonne et voir très bonne. Cependant, mon riz brun a été malheureusement remplacé par un riz blanc au final, chose reconnu par le serveur qui m’a proposé de le rendre en cuisine, ce que j’ai pour ma part refusé, faute de temps hier.

Autre critique, au niveau des boissons, tout le monde n’a pas envi de prendre toute une bouteille de vin. Les demi-bouteilles sont absentes, les choix par verre également. Absent aussi, le fait qu’on ne puisse pas trouver de bière chinoise pour continuer un voyage en Orient. Manque également un thé véritablement chinois, Messieurs, ramenez donc du Puet d’Or, je peux vous donner les adresses, ne vous contentez pas de thé pseudo aromatisés et labellisés sous les noms chinois de thé aux yeux de dragon etc…

Au final, authentique, certainement pas, il s’agit d’un ersatz haut de gamme d’une cuisine pseudo-chinoise. Cette faute sera mise sur le compte de la jeunesse de l’établissement et du lieu – en l’occurrence une galerie commerciale ou les dadames viennent rapidement déjeuner interrompant leur shopping. Peut-être est-ce là une erreur de concept de la part des propriétaires du restaurant, les véritables épicuriens que nous sommes voulant plutôt un cachet authentique, zen et ne pouvant pas accepter ce compromis malheureux.

La nourriture, au risque de me répéter est faite de bons ingrédients, la viande est excellente, le riz blanc qui a malheureusement remplacé mon riz brun était plutôt basmati que chinois.

Notre facture s’est élevée à 82 dollars, ce qui parait cher en terme de qualité/Prix.

Nous accorderons un 3.5/5 sous surveillance positive en raison de la jeunesse de l’endroit pourvu qu’il s’améliore dans le bon sens.

Le numéro de téléphone de l’établissement est le + 961 1 332132

Francois El Bacha

Esprit libre, politiquement incorrect, Francois el Bacha est né le 10 février 1977 et a vécu entre la France et le Liban au grès des évènements. De retour depuis 1997 au Pays des Cèdres ou il réside désormais, détenteur d'un BS en économie et d'un MBA.

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